Article de la NZZ : La Chine tient l’industrie suisse entre ses mains
Dans le contexte des nouvelles négociations entre Donald Trump et Xi Jinping, Alessa Hool, directrice générale de l’ESM, met en garde, dans un nouvel article publié dans la NZZ, contre les risques liés à la dépendance de la Suisse vis-à-vis de la Chine en matière de matières premières. Les terres rares et les aimants permanents puissants qui les contiennent sont indispensables à des secteurs industriels suisses tels que la technologie médicale, la construction mécanique, la robotique ou les applications de précision.
Les entreprises suisses s’inquiètent du fait que la Chine extraie environ 60 % de l’ensemble des terres rares et en transforme 90 %. En effet, si la Chine, dans le but de perturber l’approvisionnement des États-Unis, continue de durcir les réglementations mondiales en matière d’exportation, elles en feront les frais.
Le débat ne porte pas uniquement sur l’extraction des matières premières. Le goulot d’étranglement se situe aujourd’hui également dans les étapes en aval de la chaîne de valeur : transformation, métallisation et fabrication d’aimants. La mise en place de chaînes d’approvisionnement alternatives nécessite du temps, des investissements et une coopération internationale.
En tant que petite économie fortement interconnectée, la Suisse dépend de marchés ouverts et de chaînes d’approvisionnement résilientes. Pour renforcer la sécurité d’approvisionnement à long terme, il faut combiner diversification, recyclage, innovation et partenariats internationaux. Lire l’article



